Décembre 1916: Honneur à nos Poilus de Verdun

07/12/2016
Décembre 1916: Honneur à nos Poilus de Verdun

Il y a 100 ans, le 18 décembre 1916, prenait fin la bataille de Verdun. Dans le prolongement des victoires des forts de Douaumont et de Vaux, le commandement français veut en finir et reprendre les positions perdues depuis dix mois. Une grande offensive est donc planifiée pour le 10 décembre. Pour cela, 900 canons sont rassemblés, dont de très gros calibres en plus des célèbres 75. Mais les intempéries ne permettent pas de déclencher l’offensive comme prévu. La neige tombe sans cesse, comme elle tombait ce 21 février, jour de l’attaque allemande. La température est quasiment sibérienne avec -20°. L’attaque finit par être déclenchée le 15 décembre à 10H00 mais les allemands résistent bien. Le lendemain un assaut est déclenché à 1H00 du matin et en milieu de matinée le village de Bezonvaux est repris. Nos Poilus ont fait plus de 11 000 prisonniers et saisi de très nombreuses pièces d’artillerie. Les feldgrau sont repoussés jusqu’à presque 8 kilomètres de Verdun et la ligne de front retrouve quasiment sa position initiale de février.

Depuis le 21 février, comme la grande majorité de l’armée française, nos Poilus boucains sont passés dans l’Enfer de Verdun, certains y laissant la vie. Comme tous les Poilus, ils y ont vécu l’horreur, et même plus, l’inhumanité ! Dans la boue, le froid, la chaleur, privés d’eau, au milieu des cadavres, dans la puanteur des charniers, ils y ont combattu avec courage et abnégation, défendant pied à pied, mètre par mètre le sol français.

 

« Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine [...] Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés.»

 

Comme l’a ainsi si bien écrit Henri Barbusse dans son célèbre livre « Le Feu, journal d’une escouade » (prix Goncourt 1916), Etienne BERENGER, Louis BERNADOU, Léopold BERNARD, Joseph BOUCHET, Edouard BOUQUET, Marceau DAUSSAN, Jean-Marie GABELIER, Amable GUEIDON, Jules OLIVIER, Antoine PANELLI, Gaston POLGE, Emile SAMAT, Marius SIBILOT et Joseph VILLEVIEILLE étaient de ceux-là. « Civils déracinés » de Bouc Bel Air et de ses environs, ils se sont retrouvés, avec des centaines de milliers d’hommes, plongés dans l’insoutenable. Ils avaient un nom, un prénom et nous avons le devoir de ne pas les oublier, comme tous les soldats qui ont combattu pour défendre notre pays. Gloire et honneur à nos Poilus !